31/01/2021

Janvier 2021 (b)

Santé
- A ce jour (31/01), au total: 727.109 contagiés, 26.290 contagiés actifs actuels, 18.452 décédés, 18.000 vaccinés.
Les nouveaux cas journaliers sont monté de 1.600 à plus de 4.000. Le taux de résultats positifs de PCR a doublé et est en moyenne de 7,4%. Dans 11 des 15 régions du pays la situation est pire qu'au milieu de 2020 (peak de la première vague). Le ministère de la Santé a exigé des cliniques privées d'augmenter de nouveau la quantité de lits critiques disponibles, comme au milieu de l'an passé.
Statistiques dynamiques
- Une délégation de l'Institut de Santé Publique a visité les laboratoires de la pharmaceutique Sinovac, en Chine, pouvant assurer la haute qualité de la fabrication du vaccin Coronavac. L'efficacité de celui-ci a aussi été vérifié par les test faits par l'Université Catholique de Santiago. Il a finalement été approuvé pour son application aux plus de 18 ans. Dix millions de doses ont déjà été achetées et 4 millions de doses sont arrivées. La vaccination massive commence la semaine prochaine, partant par le personnel de santé et les seniors. Le vaccin de AstroZeneca a aussi été testé ici et appouvé maintenant. 5 millions de doses ont été achetées et devraient arriver en avril.
- Malgré les avertissements et arrestations, les fêtes clandestines ont continué à se produire.
- Des tests massifs de PCR se réalisent sur les plages, où se concentrent beaucoup de vacanciers. On cherche surtout à détecter les contagiés sans symptômes (qui favorisent l'expansion), que l'on estime de 30%.
- Le Chili a été classé par l'Instituo Lowy d'Australie entre les 10 pays qui ont le moins bien gestionné la pandémie (89° de 98 pays considérés).

Politique et administration
- L'avortement libre ayant été approuvé en Argentine, le projet a de nouveau été présenté ici par des parlementaires.
- Enquête: 86% des chiliens trouvent que l'on ne gouverne "que pour peu de gens".
- Les enfants pourront maintenant porter d'abord le nom de famille de la mère si les parents le désirent, selon une nouvelle loi. (Ici, on porte les noms de famille du père suivi de celui de la mère, et c'est le premier des deux qui est transmis aux enfants. La nouvelle loi créera un problème pour les généalogistes du futur!)

Economie
- Les deux retraits autorisés des fonds de pensions ont accumulé 33 millions de dollars.
- Le journal qui était le plus lu par les classes populaires ("La Cuarta") a mis fin à son édition en papier pour raisons financières (baisse de lecteurs). Son "frère" destiné aux classes moyennes a aussi dû réduire son personnel. (Le journal pour l'élite est aussi en grosses difficultés.)

Sécurité et justice
- Araucanie: Attaques incendiaires; paysans extorsionés pour donner le tiers ou la moité de leurs récoltes sous peine d'attaque incendaire; 2 narcotrafiquants arrêtés avec 3 kg de pâte-base de cocaïne. Des travailleurs de la santé ont été blessés par des attaques avec fusil de chasse.
- Le Centre Interaméricain de Droits Humains étudie pour la première fois une réclamation de paysans victimes de la violence rurale en Araucanie.

Transports et Communications
- Plus de 600.000 permis de déplacement interrégional pour vacances ont été demandés. Malgré cela les réservations d'hôtels n'ont augmenté que de 5%.

Science et environnement
- Un incendie de forêt a obligé à évacuer un village proche de Valparaiso. 10 maisons et plus de 3.600 ha. ont été brûlées. Cet incendie aurait été provoqué. Dans le pays, 4.000 incendies de forêts ont été reportés, dont 40% seraient intentionnels.
- La température a atteint 36°C dans le centre-sud durant plusieurs jours. Mais ensuite, ce week-end, sont apparues de fortes pluies et orages pendant deux jours dans le centre et le sud (de Coquimbo à Osorno), qui ont causé des interruptions de courant électrique (36.000 clients affectés) pendant de longues heures (plus de 12), des glissements de terrain (5 maisons détruites et plus de 20 envahies de boue et 149 personnes affectées) et de la boue dans les prises d'eau potable qui pourrait devoir la rationner à Santiago. Il a même neigé dans la pré-cordillère de Santiago. Tout fort inusuel en cette période d'été.
- Loi de recyclage: a partir de cette année, les fabricants devront recupérer et recycler 50% des pneus usés, quantité qui augmentera chaque anné jusqu'à compléter 90% en 2030.

Religion
- Autorisé par les autorités, l'évêque de Concepcion a survolé son diocèse, priant Dieu "d'expulser l'esprit du mal de ceux qui ne respectent pas la loi, qui ne respectent pas les autorités, à qui le bien commun n'importe pas, qui croient que la vie est seulement diversion et ne savent pas ce qu'est se sacrifier pour les autres, qui font des fêtes clandestines -et donc illégales- et qui contagient partout risquant leur propre vie et celle des autres", demandant aussi que Dieu protège, bénisse et donne de la force à ses habitants. Il a été fort critiqué dans les médias sociaux, leur demandant ensuite d'agrandir leur vision et le respect pour qui ne pense pas comme eux.

EXTRA: Le Chili bat le record de tests quotidiens de PCR
 
A la demande de quelques lecteurs qui ont des difficultés pour décharger de longues pages, les "Extras" seront publiés à part et il n'y aura qu'un envoi par page. Cela facilitera aussi la lecture sur smartphone. Ici l'extra de ce jour.

Extra de janvier: Record de tests PCR

EXTRA: Le Chili bat le record de tests quotidiens de PCR
(Euronews, 17/01/2021)
Le Chili entre dans la deuxième vague de la pandémie. Ce dimanche 17, il a dépassé la barre des 4 000 cas quotidiens pour la quatrième journée consécutive. L'augmentation vertigineuse des infections que le pays enregistre a contraint les autorités à décréter une quarantaine totale dans plus de 40 communes, où se concentre plus de 20% de la population totale.
L'arrivée de l'été coïncide avec le début de la deuxième vague, qui menace de submerger les hôpitaux. Mais le Chili ne cède pas au virus, le gouvernement a rapporté que plus de 13 000 agents de santé dans les régions les plus touchées ont reçu la première dose du vaccin Pfizer et que plus de 8 000 ont déjà assuré leur immunité avec la seconde.
Le pays ne lésine pas non plus sur les ressources. Jusqu'à présent, il a acheté plus de 100 000 doses et s'attend à en recevoir près d'un million avant mars. Avec plus de 7,2 millions de tests PCR effectués depuis le début de la pandémie, le Chili est l'un des pays d'Amérique latine et du monde qui a effectué le plus de tests par million d'habitants.
Le président Sebastián Piñera a assuré que l'objectif était de vacciner l'ensemble de la population à risque au premier trimestre 2021 et le reste au cours des six premiers mois de l'année.
De leur côté, les compagnies de bus chiliennes testent le COVID-19 avec une sorte d'alcootest spécial développé par la société de produits médicaux International Clinics. Le test de détection fonctionne en respirant dans un tube qui est ensuite scellé et placé dans un appareil qui analyse l'air à la recherche de traces du virus, comme l'explique le chef de projet de l'entreprise, Alejandro Cajas. Les passagers du transport terrestre interrégional doivent passer ce test sur une base obligatoire afin de voyager pendant leurs vacances d'été. 

14/01/2021

Janvier 2021 (a)

Santé
- A ce jour (14/01), au total: 656.712 contagiés, 24.800 contagiés actifs actuels, 17.294 décédés, 10.000 vaccinés. Les nouveaux cas journaliers sont monté de 1.600 à près de 4.000. Le taux de résultats positifs de PCR a doublé et est en moyenne de 7,4% (mais 15% à Iquique).
Statistiques dynamiques 
- Vue l'augmentation de la contagio, Santiago a dû revenir à la 2e étape de déconfinement (interdiction de sortir les week-ends). 25 communes ont dû revenir à la quarantaine totale pour un mois. La quantité de personnes qui peuvent se réunir a été réduite de moitié dans toutes les étapes de déconfinement.
- L'augmentation de cas graves à Antofagasta a saturé l'hôpital local et 5 patients ont dû être transportés à Santiago.
- Entre janvier et mars un déplacement entre régions sans quarantaine, pour plusieurs jours, est autorisé pour vacances mais avec inscription au commissariat virtuel. Grande affluence aux gares d'autocars. Plus de 250.000 autorisations ont été demandées en 7 jours.
- Tous ceux qui arrivent au pays de l'extérieur devront maintenant faire une quarantaine de 10 jours et un nouveau test de PCR, pour freiner l'arrivée du virus anglais (dont 15 cas ont déjà été détectés).
- De nombreuses fêtes clandestines où on ne respecte aucune mesure sanitaire -et même avec des gens contagiés- ont conduit à des centaines d'arrestations. Dans une seule, plus de 20 personnes ont été contagiées.
- Beaucoup de "tamtam" pour les vaccins reçu, mais il n'y a encore que 14 vaccinés par million d'habitants, contre, par exemple, 12.263 en Israel, 1.189 au Danemark et 525 en Hollande (au 7 janvier). En plus du Pfizer, dont 170.000 doses arriveront maintenant chaque semaine, le pays aurait aussi acheté le vaccin chinois CoronaVac dont les tests au Brésil donnaient au début 78% d'efficacité mais les derniers résultats la font tomber à 50,4%. Il est encore à l'étude à l'Institut de Santé Publique chargé de l'autoriser.
- Le président Piñera est en quarantaine, ayant été en contact direct avec un contagié.

Politique et administration
- L'évaluation du président Piñera est remontée à 15%, mais la réprobation est de 77%.
- Le gouvernement a présenté un projet de loi pour créer un système (juridique et psychologique) de défense des victimes de violence.
- Deux ministres et plusieurs sous-secrétaires ont renoncé à leur poste pour être candidats à la convention constituante. Le maire le mieux évalué de la droite a annoncé qu'il sera candidat présidentiel.
- Le Front Ample a présenté un projet dont le but serait de supprimer les lois de sécurité de l'Etat, de contrôle des identités et de criminalisation des barricades, projet répudié par l'exécutif qui l'a qualifié de projet "d'insécurité et impunité", qui signifie "plus de peur" pour les chiliens.
- Les inscriptions pour les prochaines élections de constituants, maires et gouverneurs sont fermées. Quatre petites peuplades originaires n'ont pas réussi à présenter de candidats à la constituante, ce qui laisserait 4 sièges vacants. Les indépendants non coordonnés avec des partis politiques ont inscrit 70 candidats. (Il y a des "indépendants" qui apparaîtront sur les listes des partis: ce sont des gens qui n'en sont pas membres mais partagent leurs idées.) Tous les partis de droite ont fait une alliance pour présenter une liste unique pour la Constituante, alors que la gauche reste divisée en deux. Près de 15 millions de personnes sont habilitées pour voter (Élections en avril).

Economie
- Plus de 3 millions de personnes sont restées sans rien dans leur fond de pension après les 2 retraits de 10%.
- L'inflation de 2020 a été de 3%.
- Il y aura un nouveau subside pour les familles dans le besoin. Plus de 880.000 personnes ont postulé.

Sécurité et justice
- Araucanie: Attaques incendiaires; pylones électriques renversés; attaque a un commissariat; un paysan assassiné d'une balle dans la tête par un franc-tireur (il portait casque et gilet pare-balles). 800 détectives ont réalisé une vaste opération de perquisition dans une communauté rebelle, saisissant 1200 plantes de cannabis, 10 kg de drogue, 7 millions de CLP, plusieurs armes dont une mitraillette Uzi. [Un résultat trop pauvre pour une opération si vaste selon certains.] Attaqués avec des armes de gros calibre, ils se sont retirés avec un mort et une douzaine de blessés.
- Les feux d'artifice officiels pour la Nouvelle Année ont été suspendus mais les narcos et autres délinquants ont "offert" les leurs en de nombreux endroits.

EXTRA: Le coût politique de la pandémie en Amérique latine (Extraits)
Par Yoani Sánchez (Deutsche Welle, 23/12/2020)
Le coronavirus laisse une profonde cicatrice à travers le monde et sur ce continent il menace également de provoquer un bouleversement politique fort et prolongé. Peu de gouvernements seront sauvés du rejet populaire issu de leur administration face à une pandémie qui a forcé l'enfermement, le renforcement des contrôles de police, la paralysie des grands secteurs économiques et la coupure brutale des budgets de l'Etat. Comme dans tout deuil, le regret dérivé de ces limitations a provoqué une première vague de déni qui, dans une grande partie des nations, s'est déjà transformée en torrent de colère sociale. [Ce l'était déjà avant au Chili.]
Dans ces perspectives, 2021 se profile comme une année politiquement turbulente avec un changement de pouvoirs marqué. Le lourd fardeau de la baisse du produit intérieur brut, de la perte massive d'emplois et de l'effondrement du tourisme - vitaux pour de nombreux pays d'Amérique latine - pèsera à la fois sur les dirigeants qui ont pris les mauvaises décisions face à la maladie et sur ceux qui ont fait face à un meilleur jugement et ont été prudents dans leur combat contre COVID-19.
Le pendule politique qui a si souvent été impulsé par l'idéologie et les passions partisanes se basera cette fois sur une force différente: le malaise et la douleur que laisse le virus.
Le coup sera dur, très dur, mais il aidera peut-être l'Amérique Latine à sortir du bourbier et à s'éloigner des attaques sectaires et de l'épuisante bataille entre factions. [Je ne sais pas si ce sera le cas ici!]
Le coronavirus peut-il stimuler un assainissement de la politique dans ces régions? Les années 2020 - qui ont commencé si difficilement - vont-elles ouvrir la voie à une ère de croissance et de développement dans la région? Avoir perdu autant et tant de personnes nous donnera-t-il une plus grande maturité pour agir civiquement? Même le plus petit ennemi peut forcer les plus grands départs.

De la politique à l'État, de l'incertitude à l'espoir
(Radio Cooperativa, 5/01/2021)
La plateforme promue par l'Université Catholique de Santiago et l'Université du Chili a présenté le rapport préliminaire de ses 1.000 dialogues virtuels réalisés à distance entre avril et novembre avec 5.100 participants âgés de 18 à 87 ans en relation avec la rédaction d'une nouvelle constitution. Ceci est une synthèse des résultats.
Un premier constat est que ce fut une conversation pleine d'espoir, mais soutenue sur une base intense d'incertitude et d'insécurité. Mais ce n'est pas une confiance, ni une sécurité en soi. C'est la recherche d'un changement qui stabilise la vie, qui prend forme dans l'idée d'une nouvelle Constitution, en tant qu'outil qui transforme nos relations avec l'État et la politique, avec l'éducation comme outil de changement social et de changement dans notre coexistence.
En tant que deuxième constat, la plateforme souligne que dans les dialogues, un besoin massif de changement émerge, très reflété dans le concept d'État en ce qui concerne les questions sociales fondamentales. Le besoin de changement de l'État se manifeste à trois niveaux qui partagent le même sens: avancer du manque de protection à la protection contre la vulnérabilité.
Au premier niveau, l'État est vu absent face à certains problèmes fondamentaux qui déterminent la vulnérabilité de la vie; une vulnérabilité comprise comme la facilité avec laquelle un projet de vie peut s'effondrer, comme par perdre son emploi ou ne pas pouvoir payer le dividende.
Au deuxième niveau, on trouve un État qui, lorsqu'il est présent, le fait mal; il produit une plus grande vulnérabilité et vulnéra les gens. Au troisième niveau, on identifie un État qui se protège lui-même et non ses citoyens. Les gens aspirent à ce que les droits sociaux - tels que le droit à l'éducation, à la santé - garantissent un plancher minimum sur lequel ils puissent construire leurs projets de vie.
Selon ces conclusions, on ne parle pas d'un État qui devrait obliger ou imposer, mais plutôt d'un État qui devrait nous aider ou nous soutenir lorsque nous allons mal. Il y a donc un défi très important à relever et à transformer la relation de l'État avec la population, en tenant compte des limites de la diversité des projets personnels, mais en assurant le soutien de leur base.
Une autre constatation est que le pays "n'émerge pas comme une identité unique, ni comme une réalité reproductible transversalement d'une seule voix ou d'une seule idée". Il y a aussi une critique massive et systématique du système politique, non pas en tant que système qui organise une société, mais le fonctionnement de ce système. C'est-à-dire au sens d'un ensemble de pratiques menées par des politiciens de tous niveaux et tendances, qui sont évalués négativement par les participants. Ce n'est pas une critique d'une personne ou d'un secteur; c'est une critique de la politique, ses pratiques et, finalement, de son sens. La politique apparaît dans les dialogues comme un système qui se protège lui-même et / ou des avantages pour ses êtres chers, qui capture l'Etat et protège les siens et non ceux qui ont le moins besoin.
Il y a une deuxième couche d'analyse dans cette lecture. Et c'est que la politique est pertinente, qu'elle est appelée à résoudre les problèmes, pas à les construire. Il y a une réévaluation de la politique, ou, du moins, un premier pas vers elle. Les gens demandent ce que nous pourrions définir, en utilisant une expression contemporaine, une "réinitialisation de la politique", et c'est l'alternative que donne une nouvelle Constitution. C'est un appel à changer la politique dans la manière de se connecter avec les gens; à répondre à des problèmes importants et à rechercher des accords. Pour générer cette transformation, la pertinence de la participation, un nouveau leadership, la capacité à générer des accords est intensifiée, la probité des politiciens et l'exigence de rendre compte de la politique.
Une autre constatation est que, pour les participants, l'éducation apparaît comme une priorité, comme un problème, comme un désir et comme une solution. C'est ce qui est le plus mentionné. L'éducation est perçue comme une voie de développement au sens large. Il y a une conscience transversale qu'un meilleur avenir pour le Chili passe par une meilleure éducation. Si la Constitution est l'outil pour changer la politique et l'État, l'éducation est le moyen de changer la société et nos relations interpersonnelles, dans ses multiples dimensions. Par rapport à l'environnement, avec la responsabilité financière au niveau personnel et communautaire, avec l'éducation pour la vie, entre autres choses.
Enfin, en tant que dernière constatation, la plateforme conclut que l'économie ne se présente pas comme une discussion sur des notions abstraites ou des indicateurs macroéconomiques au niveau national, mais de l'économie des personnes, du foyer. C'est l'agrégation de leurs propres expériences qui construit l'analyse économique, pas une agrégation sur l'économie du pays. Ce n'est pas le PIB qui est en discussion. Il n'y a pas non plus de grande discussion sur les politiques économiques ou les modèles de développement; c'est le prix des produits, le loyer, la maison, le besoin de travail, les dettes et les problèmes quotidiens, mais fréquents, sur lesquels se construit la conversation sur l'économie.