04/03/2010

Spécial Tremblement de Terre (4)
4 mars
- Les images de pillages qui -il parait- ont fait le tour du monde, ne montrent que la pire facette du pays. Il faudrait mettre en exergue celle des volontaires qui aident partout et celle des gens qui font contre mauvaise fortune bon coeur, disant que le matériel importe peu et est réparable. Le fond de la population chilienne est généreux et solidaire. Le pays a toujours été sismique et cela a marqué le caractère. Mais cela s'unit aussi à une mentalité bureaucratique et sous-développée qui fait que beaucoup sont aussi passifs, attendant une solution de l'État.
- Tous les systèmes de cartographie sont maintennant utilisés pour planifier les actions à réaliser, avec l'aide -en plus- de GPS. Des experts en analyse de données satélitales viendront aider à les interpréter, nevoyés par la Banque Mondiale.
- La zone la plus affectée avait été signalée comme vulnérable dans une étude de 1988, qui démontrait qu'elle accumulait de l'énergie depuis 1835, date du dernier séisime local. C'était la dernière brèche "non secouée" ("lagune sismique") du pays.
- Contrairement aux recommendations des psychologues, les quatre preicipaux canuanx de télévision continuent à transmettre en permanence, toute la journée, des reportajes sur les dégâts et personnes affectées, ce qui est très préjudiciel pour la santé psychique. Il faut au contraire reprendre au plus tôt les routines habituelles et éviter ces images, surtout dans le cas des enfants.
1,2 millions de personnes somt encore sans eau potable, dont 234.000 dans la Région Métropolitaine, et 600.000 familles sans électricité.
- La reconstruction devrait donner du travail à 600.000 personnes. Le PIB de 2010 tomberait seulement de 0,4%, grâce aux investissements de reconstruction.
- Les vols internationaux reçus à l'aéroport de Santiago sont limités à 12 par jour (1 par heure, en cycle nocturne) au lieu des 80 habituels, ce qui cause les réclamations de compagnies. Il n'y aurait pas ce problème si l'on n'avait pas supprimé, il y a peu d'années, l'ancien aéroport pour être trop près du centre de la ville.

Photos: Edifices à démolir, pour piliers structurels broyés au niveau du sol ou sous-sol (en-haut, à Santiago -photo El Mercurio-; en-bas à San Bernardo -photo RC-)